C’est ce qui distingue l’être humain de la machine : la capacité
d’être surpris
de s’émerveiller
d’éprouver de la joie.
C’est ce que j’ai ressenti en apprenant la découverte de deux œuvres de Bach désormais classifiées BWV 1178 et 1179.
Bach est émerveillant, bien sûr, et encore plus quand on peut accéder à des œuvres écrites
quand il avait 20 ans
dont on ne soupçonnait pas l’existence :
un trésor.
Les partitions retrouvées sont de la main d’un de ses élèves qui avait le rôle de copiste : c’est cette écriture qui a fini par en permettre l’authentification formelle.
Une époque où tout se faisait à la main.
L’émerveillement se poursuit quand on peut écouter ces deux chaconnes jouées par des musiciens si heureux de le faire et pour eux-mêmes et pour ceux qui les écouteront.
La Joie aussi signale l’Homme.
s'émerveiller
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BWV 1178 et 1179
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Ciels.
Maintenant, quand il est de bonne heure le matin et qu’on ouvre les volets, le ciel a encore la couleur de la nuit profonde. Il est limpide. Ainsi, les étoiles brillent à leur aise. Certaines s’assemblent pour former un chariot, par exemple. D’autres se sont déjà éloignées.
Il y a l’aube.
Après l’aube, c’est ce moment pendant lequel le ciel organise ce qui sera son jour. Des nuages roses tout vaporeux traînent des pieds pour s’en aller, peut-être, à l’école des nuages. La lune, maintenant gibeuse, s’attarde. Le soleil met tout son temps à pointer. Une ou deux étoiles font semblant d’être un aéronef passant dans un rayon de lumière.
Puis, c’est le ciel. Bleu.
Il est là tout le jour, tranquille compagnon.
Le soir arrive plus tôt. Sans doute a-t-il envie de prendre ses aises, lassé peut-être aussi d’avoir été relégué dans une file d’attente tout au long de l’été. Le ciel en blanchit de surprise mais, avant que tout ne se ferme de nouveaux les nuages colorés profitent de l’instant pour jouer librement. C’est la récréation du soir. En voici des roses, ceux du matin même, c’est certain ; des violets, des gris, des presque rouges, lisses ou bourgeonnant, effilochés ou décoiffés. A l’heure dite, mais quel est donc ce signal qui leur est donné, ils s’éloignent vers le jour d’après qu’ils sont les seuls à apercevoir puisqu’ils sont au-delà de l’horizon. La première étoile apparaît. La lune. Elles restent seules le temps que tout se mette en place. Puis d’autres étoiles. Se disent-elles bonjour ? Bonjour puisque ce soir est le matin de leur nuit. Le ciel reprend sa teinte d'ombre profonde.
Tout est calme.