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vie

  • Jacinthe bleue dans la cuisine.


    En allumant la lumière dans la cuisine, de bon matin, découvrir que la jacinthe bleue dans son petit vase en verre a enfin déployé toutes ses fleurs. C’était donc bien elle qui diffusait ce parfum de forêt qu’on avait senti sur le pas de la porte. Hier encore, elle n’était qu’une promesse de ce bleu clochette qui tapisse les bois au printemps. Mais dans l’eau claire, ses fines racines blanches se sont finalement étirées pour puiser jusqu’à la dernière goutte la sève nécessaire à la vie. En hommage, on met cette fleur incomparable sur le plateau du petit déjeuner car ce serait lui faire offense que de cesser de l’admirer.


  • 14 octobre 2013. Bach au violoncelle.


    Parler avec quelqu’un des différentes versions des suites de Bach au violoncelle.
    Comparer la version de Pablo Casals, et celle de Pierre Fournier.
    Expliquer que c’est celle de Pierre Fournier qu’on préfère – et pour toujours. Sans doute parce qu’on l’a écoutée en premier, il y a si longtemps, un jour de lourde solitude, quand on ne pouvait que regarder par une petite fenêtre aux vitres sales le ciel étouffé de nuages gris.
    Apprendre que les suites existent aussi dans une version différente : au luth.
    Se promettre de les écouter dans cette version là. Cela doit être intéressant. C’est moins lancinant, peut-être.
    Quand on se sépare en emportant ce nouveau projet, se réjouir d’avoir encore, et toujours, des musiques à découvrir, des livres à rencontrer, des tableaux à connaître…
    Tout un monde qui tourne le dos à l’absence.