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  • Eloge de la lenteur.


    Hier, il a fallu attendre quelques heures dans une chambre d’hôpital. On a tricoté un bon moment. Médité dans le silence. Contemplé le ciel magnifique. Lu le journal. Lu un article sur la 5G qui permettra d’aller plus vite. Dans certains domaines, oui. Mais permettra-t-elle de faire plus vite ce point de tricot ajouré qui demande de l’attention, de régler plus vite les graves problèmes auxquels la vie nous confronte comme la maladie, le chômage, la solitude, le handicap et même de les régler définitivement… Il ne s’agit pas de tourner le dos au progrès technique, mais l’aune de nos vies se mesure-t-elle uniquement par rapport à la technologie et à la vitesse ? Et d’ailleurs, est-ce qu’on ne pourrait pas essayer de faire moins pour faire mieux ? C’est ce à quoi on a réfléchi après avoir lu le journal et après avoir repris le tricot. Dans la chambre, le silence cadencé par le léger cliquetis des aiguilles.

  • Moisson.


    Comme chaque année, faire la récolte des graines de belles-de-nuit. Parce qu’on aime les rituels. Parce qu’on aime les belles-de-nuit qui poussent là où elles le veulent bien, fleurissent de couleurs parfois inattendues car si on a planté des graines de belles-de-nuit blanches les prochaines peuvent être jaunes. Parce qu’on a vu cette année les massifs moins épanouis en raison de la sécheresse. Parce qu’on ne sait jamais où on pourrait les planter, par hasard. Parce qu’on aime bien pouvoir en envoyer aussi.
    Monter à pied jusqu’à Notre-Dame-du-Mai et pique-niquer là en regardant la mer, la côte et les îles, les voiles blanches des bateaux, la brume qui fait se confondre mer et ciel. Rester dans un grand silence jusqu’à ce que le vent décide de se lever, mais très légèrement. Alors, les feuilles et les épines clapotent comme le feraient des vagues.