En entrant dans la pièce où des tricoteuses sont déjà au travail, sentir le doux parfum des jacinthes. On les aperçoit, discrètes, sages, sur la commode : trois fleurs blanches dans leur jardinière bleue.
Le papotage, un instant suspendu pour les échanges de bonjours, reprend, par-dessus des sacs et des pelotes de laine.
L’une fait des chaussettes (elle ne porte plus que les chaussettes qu’elle se tricote en pure laine), une autre poursuit la couverture commencée au début de l’hiver. On montre le travail de la semaine : un gilet coloris ficelle, taille 6 mois, un bonnet jaune à torsades, taille 3 mois. Puis on poursuit le bonnet blanc à rayures bleues pour lequel on a déjà fait le gros pompon multicolore.
Au moment du thé accompagné d’un cake aux épices, on feuillette des catalogues, on s’échange des modèles, on promet d’apprendre à tricoter avec quatre aiguilles ou encore avec une aiguille circulaire ; on n’oubliera pas de faire un « atelier torsades ».
Le temps s’est suspendu.
MOISSONNER / Bonheur du jour quotidien - Page 265
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Les jacinthes embaument l'atelier tricot.
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Echec positif.
Ecouter longuement une jeune personne parler d’un échec
D’abord l’écouter. Le temps qu’il faut.
Penser aussi à ses propres échecs. Si nombreux. Il n’y en a pas qu’un. Peut-on les compter ?
Se rappeler aussi qu’un jour, après un énième échec (car on se mettait toujours dans cette situation de ne pas réussir), on en a terminé de penser en négatif : « je n’ai pas », « je ne suis pas », « je ne peux pas ».
Et, tout en regardant l’amaryllis déployer ses fleurs blanches, lui dire qu’un échec est toujours positif, qu’on ne peut pas toujours y arriver du premier coup, et que si l’échec se reproduit à plusieurs reprises, alors là, il faut peut-être réfléchir à ce qu’on est en train de tenter : est-ce le bon choix ? car on ne peut penser à soi-même en termes constamment négatifs.
Terminer la conservation en prenant rendez-vous pour un prochain thé.