La chambre a quasiment la même vue que celle qu’on a aperçu en arrivant, du haut de l’escalier de quatre-vingt-deux marches. L’angle de l’église qui sonne toutes les heures et toutes les demi-heures. Le petit port avec sa darse remplie de canots dans laquelle se baignent canards et nombreux canetons. La place en partie occupée par les tables du Bar Italia. L’embarcadère pour la navigation. Et bien sûr, celui qu'on est venu visiter, le lac de Côme, bien niché au creux de montagnes douces.
Mais avant de partir faire une promenade en bateau, on reste là, accoudée au balcon, bercée par le clapotis de l’eau.
MOISSONNER / Bonheur du jour quotidien - Page 295
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Nouvelles provisions : Chambre avec vue.
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Nouvelles provisions : Coni, tôt le matin.
Le matin, il est tôt. La ville s’éveille. Les halles bruissent de marchands qui s’installent. On pourra tout à l’heure aller y faire quelques courses pour le pique-nique du midi : prosciutto, formaggio, focaccia, fragole, lampone. Les gens vont et viennent, affairés ; à pied, poussant un diable hors d’âge, en scooter, en triporteur. Tout le monde parle fort.
La grande place Galimberti est si lumineuse, décorée de montagnes au loin : comme il est bon de voir depuis hier des horizons montagneux ! Dans le soleil matinal, les maisons sont particulièrement claires : blanches, jaunes, orange. On en fait le tour, en repérant quelques cafés. On remonte encore une fois la via Roma vers la si jolie église Sant’Ambrogio puis on redescend car il est temps d’aller prendre le petit-déjeuner et de beurrer les tartines de quelqu’un.