Pouvoir être chez soi à l’abri de la tempête, tricotant et écoutant une émission de radio sur François Cheng.
Commander deux mérévilles au cas où il faudrait en donner encore une.
Lire un beau livre de Marion Muller-Collard, Le plein silence (1) et recopier pour vous un passage :
Au seuil de ta demeure
que j’ai trouvée en moi
je sais qu’être accompli
signifie
être capable
d’infinis recommencements
Y reprendre aussi la citation qu’on y a aperçu en le feuilletant de Robert Juarroz(2), ce qui en a provoqué l’achat :
Abandonner sa biographie
et ne pas reconnaître ses propres données,
c’est alléger la charge pour le voyage.
Puis faire de la soupe : haricots verts, épinards, poireaux, carottes, courge, pommes de terre, oignons.
(1) Marion Muller Collard, Le plein silence, Aquarelles de Francine Carillo, Ed. Labor et Fides, p. 84
(2) Roberto Juarroz, Douzième poésie verticale
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Moisson.
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Livres du matin / du sac à main / du soir.
Le matin, une biographie de William Faulkner d’André Bleikasten en alternance avec Appia, de Paolo Rumiz. Cette biographie de Faulkner a été publiée en 2007. On la relit avec plaisir car Faulkner sera un bon compagnon pour les mois à venir. Appia, de Paolo Rumiz a été signalée par une amie à qui on a en retour signalé deux autres beaux livres du même auteur : Le phare, voyage immobile et Comme des chevaux qui dorment debout.
Dans le sac à main, Almanach pour une jeune fille triste, de Marie Noël signalé par Emmanuel Godo dans son beau livre Mais quel visage a ta joie ?
Le soir, Sartoris, de William Faulkner, en alternance avec Le désert des Tartares, de Dino Buzzatti. On a plaisir à retrouver tous les John et tous les Bayard Sartoris et l'écriture de Faulkner, si intense. Quant au Désert des Tartares, on y a repensé lors de la visite du Fort Balaguier au moment des journées du Patrimoine.