Alors qu’on longe en voiture la Plage dorée entre Bandol et Sanary, s’arrêter, se garer, descendre sur le sable et y rester un moment avant de repartir.
Repérer la première clématite Armandii en fleurs.
Se régaler à poursuivre la lecture de la correspondance de Stefan Zweig et Romain Rolland. C’est la lecture du matin.
Montrer à une jeune collègue qui apprend à tricoter comment changer de pelote de laine sans faire le moindre nœud.
Etre là, près de quelqu’un qui vit une épreuve. Lui dire qu’on sera là tout le temps qu’il faudra parce qu’on sait que ce sera long.
Etre accompagnée par quelqu’un quand il faut s’occuper d’un problème grave. Lui dire merci et s’entendre répondre qu’il sera là tant qu’il le faudra.
Au rez-de-chaussée de la maison, faire un grand ménage de Printemps.
Ecouter les concertos n°3 et n°4 de Beethoven.
Ecrire quatre pages.
Prendre le café du midi sur la terrasse, parce qu’il commence à faire doux.
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Moisson.
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Moisson.
Ramener de chez la gentille fleuriste de Mar Vivo un gros bouquet de jonquilles qu’on installe près de la fenêtre.
Préparer un thé Marco Polo de chez Mariage Frères.
Accompagner ce thé de shortbreads faits maison.
Confirmer l’invitation au dîner mensuel des copines.
Feuilleter les journaux en compagnie d’un chat joueur qui aime en grignoter les pages.
Ecouter, en hommage à Nikolaus Harnoncourt, la 5ème symphonie de Beethoven, du début jusqu’à la fin, en se prenant parfois soi-même pour un virtuel chef d’orchestre.
Le soir, se promener dans le Dictionnaire amoureux du Ciel et des Etoiles, de Trinh Xuan Thuan.