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stefan zweig

  • Moisson.

    Alors qu’on longe en voiture la Plage dorée entre Bandol et Sanary, s’arrêter, se garer, descendre sur le sable et y rester un moment avant de repartir.
    Repérer la première clématite Armandii en fleurs.
    Se régaler à poursuivre la lecture de la correspondance de Stefan Zweig et Romain Rolland. C’est la lecture du matin.
    Montrer à une jeune collègue qui apprend à tricoter comment changer de pelote de laine sans faire le moindre nœud.
    Etre là, près de quelqu’un qui vit une épreuve. Lui dire qu’on sera là tout le temps qu’il faudra parce qu’on sait que ce sera long.
    Etre accompagnée par quelqu’un quand il faut s’occuper d’un problème grave. Lui dire merci et s’entendre répondre qu’il sera là tant qu’il le faudra.
    Au rez-de-chaussée de la maison, faire un grand ménage de Printemps.
    Ecouter les concertos n°3 et n°4 de Beethoven.
    Ecrire quatre pages.
    Prendre le café du midi sur la terrasse, parce qu’il commence à faire doux.

  • Moisson.

    S’asseoir sur un banc pour profiter du soleil.
    Faire des crêpes. En plier une dans une assiette et y glisser une pièce de monnaie. Poser le tout sur le dessus de l’armoire comme on faisant antan.
    Aider quelqu’un à trier ses vêtements pour ne garder que l’essentiel.
    A la Médiathèque, emprunter la correspondance de Stefan Zweig et Romain Rolland.
    Ressortir les chaussures rouges pour faire venir le Printemps plus vite.
    Faire de la confiture de poires.
    Voir la gentille doctoresse qui dit : « C’est bien ».
    Jeter un œil tous les matins, en partant, sur les tulipes qui poussent tranquillement.
    Poster une carte d’anniversaire. Non, deux.
    Passer une soirée à écrire.