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Bonheur du jour - Page 6

  • Moisson.

    En arrivant dans une salle comble pour écouter une conférence, voir une amie qui fait signe : elle a gardé une place. C’est si gentil.
    Remarquer sur les bords du sentier des myriades de fleurs d’arbousier déposées à terre par le mistral du jour : elles ressemblent ainsi aux clochettes du muguet qu’on découvre dans les sous-bois au printemps. En ramasser trois et les mettre dans le petit carnet noir. Elles seront les petites lucioles des jours gris.
    Remarquer aussi que les fleurs des mimosas sont déjà bien en boutons. En janvier, on mettra quelques pompons près des fleurs d’arbousier.
    Noter la recette des langues de chats et donner celle des cookies aux flocons d’avoine.
    Préparer un beau plat de macaronis au gratin.
    Recevoir la commande de l'herboristerie du père Blaize dans laquelle les eaux florales de lavande et d’oranger sont dans des petites bouteilles de verre bleu.
    Faire un signe d’amitié à quelqu’un qui est dans la peine et prendre le temps de l’écouter longuement en la regardantet en se penchant vers elle.


  • Une phrase à méditer.

    A la fin du tendre livre, La papeterie Tsubaki, d’Ito Ogawa, l’héroïne qui est devenue écrivain public à la suite de sa grand-mère disparue, prend conscience que la colère a dirigé une bonne partie de sa vie. Elle repense alors aux erreurs commises durant sa jeunesse ; elle s’en veut d’avoir fait telles ou telles choses ; d’avoir dit tels mots ou de n’avoir pas prononcé d’autres mots. Un homme qu’elle a rencontré lui dit :

    « Plutôt que de rechercher ce qu’on a perdu, mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste. »