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Bonheur du jour - Page 211

  • Fèves et coquelicots, trois gouttes de pluie, partager le repas.

    Jeu : En passant devant le potager d’un voisin, je vois qu’il a commencé à cueillir ses fèves qui sont, cette année, particulièrement belles. Epars dans ce carré, des coquelicots poussent très haut, comme s’il voulait concurrencer les pieds de fèves mais je vois bien que leurs tiges, sous le poids de l’effort tout autant que des si légers pétales rouges, ploient très légèrement. Il faudra repasser par-là dans quelques jours pour savoir qui, des fèves ou des coquelicots, a gagné ce petit jeu de « c’est moi qui pousse le plus haut, non mais. »

    Joie : Il a plu trois gouttes.

    Partage : Préparer un repas de midi qui se partagera au milieu de travaux, entre ceux qui travaillent, ceux qui viennent voir où ça en est et d’autres qui demandent si on a besoin d’un coup de main, ceux qui passaient par là et ont entendu du bruit. Autour des saladiers et des plats, des mains qui ont toute une histoire à raconter.

  • Aller. Christiane Singer. Donner encore plus d’amour.


    Aller : Comme l’évoque Christiane Singer dans son petit livre, « L’alliance sacrée », on ne doit pas se laisser arrêter par quoi que ce soit ou par qui que ce soit. (1)
    La vie se charge parfois de nous arrêter bien malgré nous : maladie, deuil, licenciement, agression, abandon... C’est pour cela qu’il ne faut pas être arrêté par ceux qui ont besoin de mettre un terme à ce qui leur fait peur et les met devant leurs propres incapacités : le désir des vivants ; comme s’ils pensaient de cette façon : « puisque je ne peux pas, tu ne pourras pas non plus. »
    En allant plus loin, certaines personnes s’opposent non seulement systématiquement aux rêves de leurs proches, mais ils les empêchent même d’avoir l’idée d’avoir des rêves. Et ils peuvent s’exprimer comme cela : « si tu fais cela alors que je ne le veux pas, c’est que tu ne m’aimes pas. »
    Il faut prendre en compte cette souffrance terrible qui est la leur ; leur peur aussi. Mais continuer à avancer, ne pas se laisser arrêter, car c’est ainsi qu’il faut vivre.
    On ne recevra pas d’eux l’amour qu’on attend, l’amour bienveillant et encourageant, inconditionnel aussi ; cet amour sécurisant qui donne des ailes.
    C’est triste, oui.
    Mais on peut leur donner encore plus d’amour.
    C’est bien connu que l’amour panse les plaies.




    (1) Christiane Singer, L’alliance sacrée, Alice Editions, 2001, p. 21