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allegretto

  • Moisson.


    Choisir à la mercerie Un jour à San’ des étiquettes brodées pour les coudre sur la layette qu’on va tricoter : Fait avec tendresse, Fait main, Fait pour toi. Hésiter entre les boutons en forme de chouettes et ceux en forme de chats et finalement prendre les deux paquets.
    Commencer à fixer sur la canisse les frêles tiges du chèvrefeuille qui semble bien s’adapter.
    Mettre une robe d’été.
    Ne pas avoir la force de cirer les meubles mais ne pas s’en inquiéter, car cela fait un projet pour le mois de mai.
    Récupérer La vie secrète des arbres à la Médiathèque.
    Prendre le café sur la terrasse.
    Envoyer un recueil de poésies à un éditeur. Pourquoi pas…
    Ranger les étagères pour pouvoir faire de la place à un futur rayon Botanique.
    Echanger un Asa Larsson contre un Anne Perry.
    Ecouter l’allegro du Concerto n°27 en Si bémol Majeur, K 595 de Mozart, sous la direction d’Evgeny Kissin au piano lors de l’émission Allegretto de Denisa Kerschova et suivre un lien qui permet d'en voir le manuscrit. Rester bouche bée devant des pages de notes qui fusent et des grands espaces blancs aussi, sans rien, comme si le silence était aussi de Mozart.


  • Ce qu'on peut choisir : l'espérance.

    Au milieu du jour, c’est bientôt l’heure de prendre la route pour la dernière après-midi tricot-couture-broderie-thé-gâteau de l’année. Entre la cuisine et la voiture, il y a peu à se déplacer, mais il faut quand même interrompre l’écoute de l’émission de Denisa Kerschova, Allegretto. Au moment où on rallume la radio, on tombe sur le dernier mouvement du concerto n°5 de Beethoven. Comme on l’aime, ce concerto ! On met plus fort.
    Quand le morceau se termine, l’émission aussi. On se gare un instant sur un parking qui se trouve heureusement placé pour aller chercher dans la boîte à cd le même concerto. On choisit la version d'Emil Gilels.
    On reprend la route. Premier mouvement. On roule doucement et tranquillement en prenant les chemins de traverse qui sinuent au milieu des vignes aux bois roses dans le froid de décembre. Deuxième mouvement. A gauche, la mer qui, pour mieux s’envelopper dans les nuages, a pris leur teinte grise. A droite, la Sainte Baume dont on connait bien les arbres amis des pas, est comme un amer dans le ciel. Troisième mouvement. Beethoven et son pianiste éternel s’avancent d’amble, parfois vite, parfois lentement, mais toujours inspirants et debout. Qu’il est bon de respirer et de vivre, dit sans doute la musique.
    Comme il est doux de choisir l’espérance sur les chemins caillouteux.