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rené char

  • Moisson.

    Accueillir à sa table un jour de semaine des amis qui préfèrent venir déjeuner ici qu’aller à la cantine. On leur a fait un gratin de pâtes, de la salade verte et des pommes au four. On s’est dit que ce serait peut-être bien de faire comme ça chaque semaine. A voir.
    Aller à la librairie Charlemagne récupérer la commande de livres. Faire faire des paquets cadeau pour quelques-uns qu’on doit envoyer. Parler lecture.
    Choisir de la jolie laine fuchsia et des petits boutons en nacre pour la brassière d’une prochaine petite fille.
    S’installer avec son tricot devant une émission sur Maria Callas chantant la Tosca en 1964. Laisser le tricot sur les genoux, finalement, pour ne rien rater de ces moments exceptionnellement touchants.
    Marcher et donc écrire.
    Poursuivre la relecture du Nu perdu de René Char.

  • La question du lundi : cesser de tuer le temps.

    Après avoir cité ici ces quelques mots de René Char,

    « si tu dois repartir »
    on poursuit les citations, bondissant de l’une à l’autre comme l’écho :
    « Il y a des vies blanches sans autre signe extérieur de leur destruction que d’appartenir à l’absence – à soi, aux autres, au monde »
    écrit Anne Dufourmantelle dans Puissance de la douceur.

    Cela a pris des années, ici, pour ne plus être absent à soi-même, aux autres, au monde. Des années pour cesser de tuer le temps. Et, au moment où il faut repartir encore une fois sur un nouveau chemin inattendu, on a conquis la certitude d'être au présent.

    Et vous, êtes-vous encore en chemin pour acquérir cette présence à vous-même ou l’avez-vous trouvée pour en faire la compagne de votre quotidien et ainsi construire chaque moment du temps ?