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violettes

  • Possibilité d’un monde nouveau


    C’est parfois difficile de constater encore une fois que ceux qui nous entourent sont insensibles à cette possibilité d’un monde nouveau qu’on porte en soi et qu’on est prêt à partager pour un vivre ensemble à la hauteur de l’humanité.
    Mais il faut tenir bon et toujours aller vers la lumière.
    Je pensais à cela hier en regardant sur le bord du sentier les fragiles violettes que j’aime tant :
    elles tiennent bon dans ce monde qui les ignorent
    et où elles-mêmes comme leurs compagnes de printemps, d’hiver, d’été ou d’automne sont menacées :
    elles sont là,
    elles sont les violettes,
    elles participent au monde et à son grand mystère.
    Et c'est déjà beaucoup.


  • Chalamov, violettes, deux chevaux tranquilles.

    Quelques vers de Chalamov dans Cahiers de la Kolyma (1) (région de Sibérie où le poète était en exil dans un goulag) :

    C’est que j’aime toujours à l’aube
    Plus pure qu’une aquarelle
    Le reflet laiton de la lune
    Et le trille des alouettes

    Quelques violettes sur les bords du sentier dans la forêt. Plus loin, des tapis d’hepatica triloba.

    Deux chevaux tranquilles dans leur vaste pré qui se rapprochent aimablement de la barrière une fois qu’on les a salués afin de saluer à leur tour.


    (1) Varlam Chalamov, Cahiers de la Kolyma et autres poèmes, Ed. Maurice Nadeau, 2016, p. 54.