On ira un jeudi matin prochain au marché du Brusc. On poussera jusqu’au Gaou dont on fera le tour.
On ira à pied à Bastian rendre visite à une amie et, avant de rentrer dans sa maison, on admirera à droite les collines qui s’étendent du Gros Cerveau jusqu’à la Ste Baume et à gauche Notre Dame du Mai.
On fera de la confiture de poires ; il est grand temps.
On continuera de fixer les lianes de l’ipomée.
On cirera les meubles.
On ira prendre un café sur le port de Sanary avant d’aller à la Médiathèque ; on n’oubliera pas d’aller prendre des épices à l’Aquarelle des Saveurs et de faire un tour à la librairie Baba Yaga.
On ira chercher des légumes à Fabregas.
On prendra le bateau pour traverser la rade, en plein après-midi.
On terminera le poème qu’on a commencé à écrire et, peut-être, on cherchera à le publier en envoyant quelques courriers à des éditeurs.
On invitera des copines pour un après-midi tricot/couture/broderie/gâteau/thé/papotages/rigolades.
On fera un ménage digne de ce nom.
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Les prochaines moissons.
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Moisson.
Apprendre que le bébé pour qui on a tricoté une couverture blanche est une petite fille – ressortir les catalogues pour regarder les modèles de robes.
Constater chaque jour la croissance de l’ipomée.
Compter, le matin, les fleurs du l’hibiscus.
Aller au grand marché de Sanary – flâner dans les allées – puis aller lire le journal en terrasse, au Sport.
Marcher jusqu’à la plage de Fabregas – au retour, croquer des pêches plates dont le jus coule jusque sur les avant-bras.
Nager.
Ecrire trois pages.
Avoir le temps de lire le journal chaque jour.
Faire une tarte abricots-myrtilles.
De bonne heure, repasser le linge – au fur et à mesure, poser les pièces bien pliées les unes sur les autres – puis les ranger dans l’armoire et la commode.
Recevoir une belle lettre.
Ecouter la Mélodie hongroise de Schubert dans plusieurs versions.