« Si je ne peux m’éloigner du monde ni à pied, ni en escaladant, ni à la voile, j’ai appris à m’en abstraire. Il m’a fallu du temps pour l’apprendre. Quand j’ai compris que j’avais un profond besoin de silence, j’ai pu enfin me mettre à sa recherche ». Incipit de Quelques grammes de silence, de Erling Kagge. C’est le livre du soir pour quelques soirs.
« Chère Amie, Lorsque j’ai reçu votre première lettre, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m’a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu’un cri instantané ». Incipit de De l’âme, de François Cheng. C’est le livre du matin pour plusieurs matins.
françois cheng - Page 3
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Lectures du soir et du matin.
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Toujours plus loin.
En signant au bas d’une feuille, refermer une parenthèse un peu trop longue peut-être. Dire adieu à ce qui fut et s’en aller, en portant dans son cœur, puisqu’on n’est ni tortue ni escargot, un ballot suffisant de souvenirs.
En rentrant, le soir, attraper le livre de François Cheng sur la peinture chinoise emprunté l’autre jour à la Bibliothèque du Clos St Louis. Il s’ouvre page 128, pour qu’on puisse lire cette poésie de Wang Wei :
Du haut de la terrasse, pour dire adieu ;
Fleuve et plaine perdus dans le crépuscule
Sous le couchant reviennent les oiseaux
L’homme, lui, chemine, toujours plus loin.