Après avoir sorti de leur rayonnage tous les livres de Philippe Jaccottet pour les prêter, feuilleter « Notes du ravin » dont j’avais publié un passage en 2013 et que je recopie ici :
« La dernière sonate pour piano de Schubert m’étant revenue hier soir, par surprise, une fois de plus, je me suis dit simplement : «Voilà». Voilà ce qui tient inexplicablement debout, contre les pires tempêtes, contre l’aspiration du vide ; voilà ce qui mérite, définitivement, d’être aimé : la tendre colonne de feu qui vous conduit, même dans le désert qui semble n’avoir ni limites, ni fin ». (1)
(1) Philippe Jaccottet, Notes du ravin, Ed. Fata Morgana, 2001, p. 21.
philippe jaccottet
-
Même dans le désert
-
Longue vie aux abeilles, Philippe Jaccottet
Trésor d’abeilles : L’apicultrice a enlevé de la ruche un cadre qu’elle découpe en bandes dégoulinantes de miel au-dessus d’un récipient dans lequel le miel va couler des alvéoles pour ne laisser que la cire. Mais, entretemps, récipient emporté, le miel sera mangé et la cire machée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une goutte du précieux nectar.
Voilà un trésor, plein d’acides aminés, de minéraux, de vitamines : on connaît les vertus du miel.
Longue vie aux abeilles ! Et merci à l’apicultrice !
Pour compléter, ces quelques vers de Philippe Jaccottet extraits de "La Clarté Notre-Dame, précédé de Le dernier livre de Madrigaux" (1) que je suis en train de relire car la lecture de ce grand poète ne s'arrête jamais :
« Abeilles, accourez broder de braise ces robes
Ou ces paupières, ou ces lèvres, ou ce cou,
Puis, moins brûlantes mais non moins dorées,
Eparpillez-vous sur toute la soie de la nuit. »
(1) Philippe Jaccottet : La Clarté Notre-Dame, précédé de Le dernier livre de Madrigaux, NRF Poésie/Gallimard, 2021, p. 35.