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six fours les plages

  • Moisson.


    Comme chaque année, faire la récolte des graines de belles-de-nuit. Parce qu’on aime les rituels. Parce qu’on aime les belles-de-nuit qui poussent là où elles le veulent bien, fleurissent de couleurs parfois inattendues car si on a planté des graines de belles-de-nuit blanches les prochaines peuvent être jaunes. Parce qu’on a vu cette année les massifs moins épanouis en raison de la sécheresse. Parce qu’on ne sait jamais où on pourrait les planter, par hasard. Parce qu’on aime bien pouvoir en envoyer aussi.
    Monter à pied jusqu’à Notre-Dame-du-Mai et pique-niquer là en regardant la mer, la côte et les îles, les voiles blanches des bateaux, la brume qui fait se confondre mer et ciel. Rester dans un grand silence jusqu’à ce que le vent décide de se lever, mais très légèrement. Alors, les feuilles et les épines clapotent comme le feraient des vagues.

  • La pâquerette de Pepiole.

    Puisqu’on peut sortir la tête de l’oreiller, on a envie d’aller se promener vers la chapelle de Pepiole. On a toujours aimé ce lieu où dès l’époque carolingienne certains venaient déjà se recueillir. On laisse derrière soir les maisons, quelques vignes aux belles couleurs d’’automne, des lambeaux de forêts sauvés de l’urbanisation, et on s’engage sur les graviers qui mènent à la chapelle. On marche doucement. Si on parle, on parle doucement. On pose la main sur les pierres. On entre et on dit bonjour à des dames qui gardent le lieu ce jour. On ressort après quelques instants de silence, de calme, de parenthèse. On s’assied sur le muret, au soleil. On repart en remontant l’allée. Sur un bord d’une restanque, de minuscules pâquerettes sont fièrement debout. On en prend une qu’on met entre les pages du petit carnet.