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Bonheur du jour - Page 9

  • Tout ira bien.

    Tous les garçons et les filles de mon âge
    Se promènent dans la rue deux par deux
    Tous les garçons et les filles de mon âge
    Savent bien ce que c’est qu’être heureux

    Mais si tu crois un jour que tu m’aimes
    Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
    Et cours, cours jusqu’à perdre haleine
    Viens me retrouver
    Si tu crois un jour que tu m’aimes
    Et si ce jour-là tu as de la peine
    A trouver où tous ces chemins te mènent
    Viens me retrouver
    Si le dégoût de la vie vient en toi
    Si la paresse de la vie s’installe en toi
    Pense à moi
    Pense à moi

    On est bien peu de choses
    Et mon amie la rose
    Me l’a dit ce matin

    Et demain tout ira bien, tout sera loin
    Là au final quand je prendrai le large
    Tout sera loin, donne moi la main
    Là au final quand je prendrai le large


    A tous ceux que j’ai perdus, que je ne peux plus regarder dans les yeux, dont je ne peux plus prendre la main, que je ne peux plus aller retrouver en courant à perdre haleine,
    A celui qui me manque si fort, dont j’entends la voix chanter, avant que le dégoût de la vie s’installe en lui, « tous les garçons et les filles de mon âge » et dont je vois les mains tenir la guitare sèche qui l’accompagnait partout.

    Chère Françoise, merci. Vous me tenez la main. Je vous tiens la main. Je tiens toutes les mains. Tout ira bien.

  • Un été avec Romain Gary : La Promesse de l’aube

    Nième relecture.
    Magnificence de ce roman qui commence par : « C’est fini. »
    Quelques passages, toujours relus avec émotion, dans cette édition Folio n° 373, qui a remplacé une ancienne édition égarée lors d’un voyage parce que, certainement là où on passait, quelqu’un avait besoin de ce livre : pages 38, 101, 107, 132, 177, 180, 213, 247, 319, 321, 351, 363, 370, 374.
    Et à chaque fois, bien que je le sache, bien que je l’ai déjà lu et relu et relu, que je connaisse l'histoire par cœur, mon cœur se serre à la lecture de la page 386, je m'arrête un bon moment après avoir posé le livre sur mes genoux, et puis je continue jusqu'au bout.
    Je vais passer l’été avec Romain Gary.