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lecture du matin

  • Lecture du matin : Annie Dillard.

    Un soir de lecture, après avoir fini un roman policier, on a voulu continuer à lire et on a attrapé En vivant, en écrivant, d’Annie Dillard qu’on a commencé il y a quelques jours.
    Mais on n’a pas pu continuer. En effet, Annie Dillard se lit le matin. A chaque fois qu’un de ses livres est venu s’adjoindre à la vie de lecture qu’on aime mener depuis des années, on les a lus le matin.
    Ainsi, En vivant, en écrivant, on en lit quelques pages en prenant le petit déjeuner, sur le ponton, durant la traversée. Quand il s’agit de faire le soir le trajet en sens inverse, on relit les pages du matin et on s’arrête sur ce qu’on a souligné ; parfois on recopie quelques mots sur le petit carnet noir. On n'avance pas dans la lecture, comme si c’était seulement un jour nouveau qui donnait la possibilité d’aborder de nouvelles pages.
    D’ailleurs, en exergue, Annie Dillard cite ce vers d’Emerson :

    « Personne ne se doute que les jours sont des dieux ».
    Il faudra chercher où ce vers se trouve dans l’œuvre du poète.

  • Lecture du matin : Camus.

    Si le soir on aime se plonger dans des romans de toutes sortes et partir ainsi soit dans un autre siècle soit dans un autre lieu à la rencontre de personnages de fiction plus authentiques parfois que des personnes réelles, le matin, il s’agit plutôt de trouver des graines pour nourrir la journée à venir. On lit alors des essais, des poèmes, de la philosophie ; on feuillette également des livres avec beaucoup d’images, comme ceux présentant les œuvres de peintres ou des jardins et des maisons d’écrivains.
    Depuis plusieurs matins, on passe un instant avec Camus puisqu’on a pu emprunter à la médiathèque un gros album, très lourd : Camus, solitaire et solidaire.
    On s’appuie sur Camus depuis de très longues années, comme sur d’autres qui sont forts aussi. Le lire, c’est s’enrichir. Le lire, c’est se recentrer. Le lire, c’est se redresser.

    « Je sais maintenant que je vais écrire. (…) Mais moi c’est de mes bonheurs que sortiront mes écrits. Même dans ce qu’ils auront de cruel. Il me faut écrire comme il me faut nager, parce que mon corps l’exige. » (Carnets).