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prendre le temps

  • Moisson.

    Entendre les premières cigales.
    Aller à Aix prendre un café dans les salons de l’hôtel de Caumont, visiter une exposition magnifique, « Chefs d’œuvre du Guggenheim, De Manet à Picasso, la collection Thannhauser », y choisir quelques cartes à envoyer, fureter à la librairie Goulard, déjeuner aux Deux Garçons, admirer à l’aller comme au retour la montagne Sainte Victoire.
    Cuisiner une ratatouille, la première de l’année.
    Brosser les chats.
    A la boulangerie, prendre le temps de parler avec le boulanger, un jeune homme qui travaille beaucoup et ne ménage pas sa peine pour offrir à ses clients du bon pain. Le remercier, lui poser des questions sur ses méthodes, l'encourager à poursuivre dans cette voie de la qualité.
    A la pharmacie, prendre le temps de parler avec la pharmacienne qui a vécu une garde un peu difficile.
    A la maison, prendre le temps de parler avec une amie qui a un projet.

  • La question du lundi : avoir le temps.

    Tout en tricotant la couverture de bébé rose et blanche, regarder Bibliothèque Médicis. Etienne Klein, qui vient de consacrer un livre à Einstein, parle assez longuement de l’expression « je n’ai pas le temps ». Il la commente en expliquant que, quand on dit « je n’ai pas le temps », on se plaint, mais aussi, on ment, comme l’a montré une dernière enquête : ce n’est pas qu’on n’a pas le temps, on ne prend pas le temps, parce qu’on ne se rend pas disponible, parce qu’on fait autre chose que ce pour quoi on dit ne pas avoir le temps.
    Et vous aujourd’hui lundi, demain mardi, et les jours suivants aussi peut-être, allez-vous utiliser cette expression : « je n’ai pas le temps » ou allez-vous dire autrement ?