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LIRE - Page 2

  • La Princesse de Clèves


    6ème relecture de La Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette.
    Une relecture tous les dix ans, à peu près.
    Edition Garnier Flammarion, 1966, n°82, chronologie et préface par Antoine Adam, professeur à la Sorbonne.
    Texte intégral (186 pages)
    Illustration de couverture : Maurice Gouju.
    Livre usé ; la couverture est un peu écornée ; la tranche du livre est tâchée d’humidité.
    Le livre s’ouvre facilement aux pages que je préfère.
    J’aime beaucoup revenir à ce livre qui m’a éblouie alors que j’étais jeune et qui ne cesse de m’éblouir encore à chaque relecture.
    Et, si moi j’ai pris des rides, si le livre porte les marques du temps, l’histoire, non.

  • Lire lentement à cause des oxalis


    Page 91 de l’ouvrage de Frances Theodora Parsons, il est question des oxalis à propos desquelles elle indique qu’il « n’est guère étonnant que l’oxalis ait été une des plantes favorites des vieux maîtres italiens. » Et elle ajoute, ce qui va encore interrompre ma lecture : « Sa fine symétrie a beaucoup séduit Fra Angelico. » (1)
    La note 183 sise au bas de la même page indique :
    « Allusion probable au célèbre tableau « Noli me tangere » ou à d’autres peintures, car Fra Angelico a souvent représenté des oxalis dans ses œuvres. »
    Fra Angelico ! Fra Angelico a peint des oxalis…
    Alors, je vais regarder « Noli me tangere » et observe les fleurs blanches aux pieds de Madeleine et de Jésus.
    Puis je prends « L’Annonciation » où je retrouve les mêmes fleurs.
    Puis, « Le Jugement dernier », un retable de Sainte Trinité, déposition de la Croix, La mise au tombeau… Sont-ce des oxalis sur le Retable d’Annalena, Vierge en trône…
    Je suis presqu’émue…
    Merci, Frances Theodora Parsons… Je n’ai pas encore terminé votre livre mais je suis sûre qu’il va encore me faire voyager.


    (1) Frances Theodora Parsons, Nos saisons, Promenades d’une botaniste, Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Bertrand Fillaudeau, Editions Corti, Avril 2026, page 91