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LIRE / Gourmandise de mots - Page 4

  • Lire.

    Le bureau des affaires occultes, d’Eric Fouassier. Un excellent roman policier dont on espère bien qu’il y aura une suite au plus vite. Tout y est : Valentin Verne, un jeune policier à la personnalité sombre, une intrigue politique, une description du Paris des années 1830, et même le grand Vidocq.

    A la mesure de l’univers, de Stefànsson, qui est la suite de D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds dans lequel on a retrouvé cette réflexion permanente dans l’œuvre de l’auteur : qu’est-ce que la vie, qu’est-ce qui fait une vie, où qu’elle se passe, quand elle se passe, si ce n’est la vie elle-même, l’amour, la mort ; naître, grandir, ne pas être compris, ne pas comprendre le monde, chercher sa place, aimer follement, désaimer, être désaimé, vieillir, mourir, disparaître des mémoires.

    Entre les actes, de Virginia Woolf, après le lumineux La chambre de Jacob. Cette lecture de Virginia Woolf qui ne cessera jamais…

  • L’espoir gros comme la mort, Yves Bonnefoy, ce qui fut sans lumière, magasin Lagoubran, bibliothécaire.


    Il y a des années et des années, on avait recopié quelques vers d’Yves Bonnefoy, sur un bout de papier qu’on a toujours gardé, sans le ranger ; le posant sur le bureau, le glissant dans un livre, le fixant à un rebord d’étagère, le faisant aller de maison en maison.
    Ils seront cités dans un livre à venir mais comme il est d’usage d’indiquer correctement les références, il faut chercher.

    « Mais ces chênes là-bas sont immobiles,
    Même leur ombre ne bouge pas, dans la lumière,
    Ce sont les rives du temps qui coule ici où nous sommes,
    Et leur sol est inabordable, tant est rapide
    Le courant de l’espoir gros comme la mort ».

    On en parle à une bibliothécaire et on lui demande de consulter tous les livres d’Yves Bonnefoy.
    Et, elle, tout de suite, elle trouve où se cachaient ces vers tant aimés : dans le recueil Ce qui fut sans lumière. Elle apporte le livre, édité en 1987. « Le voilà », dit-elle, le visage lumineux de montrer le trésor. Elle l’ouvre à la bonne page et on peut alors relire l’intégralité du poème qu’elle propose de photocopier.
    Après, on parle livres, poésie, elle regarde le manuscrit qu’on a apporté, ainsi que les livres déjà édités, Avec la vieille dame et Nous.
    Et puis en sortant, on parle aussi de la belle lumière de février.
    C’était une belle rencontre au magasin Lagoubran.