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marché de la seyne sur mer

  • Moisson.

    De très bonne heure, sur le ponton, en attendant le bateau, profiter de ce qui reste de la fraîcheur de la nuit.
    Nager.
    Aller à pied au marché de La Seyne : courgettes, tomates, poivrons, aubergines, oignons, pour la ratatouille qu’on mangera chaude ou froide, c’est selon. Choisir les légumes au marchand qui vend aussi des fleurs, lobelias, géraniums, gazanias.
    La bouteille d’huile d’olive est vide. La remplir à partir du bidon ramené de Crète par une amie jardinière.
    Lire les poèmes d’Emily Brontë, tout un après-midi, alors que la maison est bien fermée pour se protéger de la chaleur.
    Faire repeindre le grand portail et les deux murs qui lui sont perpendiculaires par deux gentils bricoleurs ; on les a connus tout petits, on les a amenés à la plage alors, on a veillé à ce qu’ils mettent bien leur chapeau et qu’ils se mouillent la nuque avant d’aller à l’eau ; et maintenant, ils sont si grands qu’ils installent facilement une canisse sur la pergola pour qu’on ait moins chaud.
    Brosser les chats.
    Recevoir deux lettres.
    Lire un bel article sur Marie Noël, qui donne envie de relire quelques uns de ses poèmes et de ses textes.
    Envoyer Foutez-vous la paix, de Fabrice Midal, à quelqu’un qui compte beaucoup.
    Ecrire cinq pages.

  • Au marché.

    C’est le week end. On a du temps, alors on va au marché, à pied, en tirant la petite charrette qui rend bien service.
    Les étals regorgent de légumes : panais, poireaux, bottes de carottes, betteraves, mais aussi épinards, salades en tout genre, bottes de cébettes, bottes de blettes, bottes d’artichauts, fenouils aux fines fanes, longues tiges de céleris, généreux bouquets de persil et traditionnels, ici, paquets d'herbes. Entre ces teintes vertes, celles si lumineuses des pyramides d’oranges et de citrons.
    On remplit la charrette. On entre à la fabrique de pâtes en faisant tinter la porte pour prendre des gnocchis et de la semoule de maïs que la vendeuse enveloppe dans une feuille de papier blanc.
    On discute un moment avec la poissonnière de l’utilité de peler les soles. On prend du merlu.
    On ramènera aussi un gros bouquet d’anémones comme la semaine passée.
    Sur le chemin du retour, on longe le port, on croise des amis et on s’arrête prendre le pain. Le journal est dans la boite aux lettres, avec une lettre qu’on lira au moment du café.