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marché de la seyne sur mer

  • La maraîchère.

    La maraîchère est toujours au même emplacement : au début de la rue du marché. Son ban est en L. On peut trouver chez elle des fleurs tout autant que des légumes. Ce matin-là, il y avait les tomates au bout. Bien posées les unes à côté des autres, et non pas les unes sur les autres, bien rouges et bien charnues. « Je les pose comme ça pour qu’on les voit mieux et que les clients puissent mieux les choisir. » Et effectivement, on les regarde, on les touche avec les yeux, puis on les prend délicatement pour les poser dans le grand saladier en zinc. Juste à côté, quelques poivrons biscornus ; des courgettes énormes. « Pour la soupe maintenant la courgette, hein ! » Encore après les pommes de terre : il n’y en a pas une pareille à l’autre. Et tout à coup c’est l’automne. Des courges butternut, d’autres rondes et orange, des potimarrons. En hommage à la saison qui change, on met dans le panier trois tomates et une belle courge orange, un peu lourde, certes, mais elle sera du plus bel effet sur le plan de travail. Il est possible qu’on attende un jour de pluie pour la préparer en la mettant au four, comme ça, avec sa peau.
    En quittant le marché, on dit au revoir à la maraîchère à qui on promet de revenir la semaine prochaine.

  • Les herbes

    Tout l’été, la dame aux herbes est là, au marché de La Seyne. Son étal est un amoncellement de bouquets de menthe, de verveine, de sauge, de romarin, de sarriette, de thym, de laurier, de basilic.
    On repart avec deux bouquets de sauge, un de verveine et deux de basilic. La sauge, on la fera sécher pour en envoyer les feuilles à celles qui n’en trouvent pas dans leur région. La verveine, on la fera sécher aussi pour l'utiliser en tisane. Le basilic, on en fera du pistou, en broyant les feuilles avec un peu d’ail et de l’huile d’olive.
    Ainsi, la maison sent bon. Au milieu de ces effluves du Sud, on peut s’installer pour tricoter dans le silence, afin de ne pas déranger la sieste des chats.