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mont faron

  • Les instants précieux.

    Aller voir les flocons de neige restés sur le sable pour prendre un bain de soleil.
    Regarder Le Faron, Le Coudon, et le Mai d’un blanc quasi lisse.
    S’approcher des platanes dont les branches noueuses portent la neige en longs rubans blancs, et on se rappelle qu’enfant, dans la région où on vivait alors et où les hivers rudes étaient courants, on aimait en faire des peintures sur des feuilles de papier canson qu’on choisissait grises pour aller avec le temps.
    Guetter comment les toits changent de l’aube au midi : blancs, moins blancs, mouillés, couleur tuile quand coule le café.
    Secouer quelques branches, chemin du Manteau, pour rire de recevoir la neige sur la tête et sentir un flocon coquin se nicher sur la nuque et descendre dans le cou.

  • Moisson.

    Balayer la terrasse en s’occupant de chaque plante : enlever les feuilles fanées, vérifier que la terre est humide, essuyer les larges feuilles du caoutchouc, sourire aux tulipes qui pointent d’un cm à peine et aux fleurs blanches du crassula.
    Recevoir avec joie une collègue qui vient prendre des nouvelles ; boire un café, papoter, rire, et se quitter en se promettant de se revoir au plus vite.
    Ecrire quelques lettres et mettre des petits brins de mimosas dans les enveloppes qu’on choisit jaunes, bien sûr.
    Aimer de plus en plus la blancheur du Mont Faron quand, le soir, le soleil l’éclaire directement comme le ferait un projecteur sur un acteur de cinéma.
    Nettoyer et ranger les placards de la cuisine.
    Préparer sans aide le repas du partage : poulet au curry, riz, panna cotta et orange.
    Un après-midi de repos, regarder une émission sur Ruth Denison puis rester à écouter le silence : le vent qui souffle dehors, la pendule qui tic et taque à l’intérieur, le plancher qui grince tout à coup, le chat endormi qui se met à rêver.
    Etre surprise par le premier amandier en fleurs, au coin de l'avenue Auguste Plane.