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Arbousiers, thym, romarin, Sartoris, Faulkner, ne pas perdre de vue ses rêves.


Marcher face à l’horizon pierreux du Garlaban et de la Ste Baume, croquer quelques arbouses bien rouges, cueillir du thym et du romarin.

C’est dans Sartoris, de William Faulkner, lu pour la première fois en 1982 et relu depuis à plusieurs reprises, qu’on avait noté cette phrase, page 100 de l’édition Folio : « lui qui n’avait pas attendu que le Temps et tout ce qu’apporte le Temps lui apprissent que le suprême degré de la sagesse était d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit. »

Commentaires

  • Joli subjonctif, on n'en voit plus beaucoup maintenant.
    En tant qu'orthophoniste, il m'arrive parfois de discuter avec les plus grands du subjonctif (ils ouvrent des yeux grands comme des soucoupes... "Connais pas")
    Je leur montre le Bescherelle et leur dis qu'à mon époque (vers 1959,), on apprenait le subjonctif en CM2 et que, quand on était puni, ou qu'on faisait des fautes car leçons non apprises, la maîtresse nous donnait un verbe qu'on devait écrire à tous les modes, tous les temps et toutes les personnes... ça prenait une plombe!!! Quant aux arbouses, j'adorais aller en cueillir avec mes petits fils à la colle noire et je faisais des confitures. Crues, les arbouses, ce n'est pas mauvais mais on n'en mangerait pas des tonnes

  • Je me souviens parfaitement de ce genre de punition ! J'aime croquer deux ou trois arbouses, mais pas plus et je n'en fais pas de confiture car c'est trop long à faire. Mais c'est vraiment très beau à voir, ces petites boules rouges vif.

  • Nos arbouses rosées ne nous permettent pas encore
    une belle dégustation mais la citation de Faulkner
    est tout à fait mûre pour être savourée sans modération !

    Au-delà de l’imparfait du subjonctif qui nous ravit
    en ces temps d’attaque « exclusive », la profondeur
    du propos apparaît dans la lumière :
    asseoir la sagesse sur le canapé des rêves,
    voilà une idée qui m’enthousiasme !

    Beau samedi et bon dimanche, chère Marie !

  • Heureuse que cette idée vous enthousiasme tout autant que l'imparfait du subjonctif ! Les rêves, oui, ils comptent beaucoup. Je ne savais pas que les arbousiers poussaient en Bretagne. Alors vous aussi vous pouvez vous régaler de la belle vision de ces petites boules rouge vif !

  • "avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue pendant qu’on les poursuit"...il me semblait que la phrase était de Modigliani..
    En tout cas, on pourrait discuter de cette "vérité" , car, oui, nos rêves sont TRES importants, vitaux, mais notre réalité déjà ,est déformée par le prisme de notre regard... Par le personnage que nous nous sommes construits au fil de la vie et qui modifie notre perception (lire Franck Lopvert) En fait, sans arrêt, chacun de nous pense voir LA réalité quand il perçoit Sa réalité. de ce fait, là- dedans, le rêve est encore autre chose...Ce sont juste des questions..........

  • Elle est vraiment de Faulkner - j'ai mis la référence. Peut-être Modigliani a-t-il évoqué l'importance de suivre ses rêves ? Il faudrait chercher, cela m'intéresse.
    Nous avons chacun notre vision des choses et je pense que ce qui importe c'est que nous ayons aussi nos propres rêves, ceux qui nous concernent vraiment.

  • j' aime cette citation et l' imparfait du subjonctif
    et les arbouses crues ( pas trop en manger sinon conséquences pr l' intestin...) ms pas en confiture, je n' aime aucune confiture ( sauf l' orange amère ) parce que je n' aime pas le sucre !
    merci, Marie, de ce joli mot

  • Effectivement, c'est déconseillé de trop manger d'arbouses ! Mais ces petites boules rouge vif sont si belles à voir. Et en croquer c'est agréable alors qu'on est dans la colline.

  • une petite portion de Faulkner c'est toujours bon pour les neurones et nos émotions
    je suis totalement envieuse de votre cueillette

  • Pour toujours, Faulkner, oui. J'y reviens de plus en plus souvent, avec l'âge.

  • Sans doute, dans nos rêves, pouvons-nous guider les actions selon notre désir, mais c'est sans compter la vraie vie et ses petits chemins de traverse parsemés de chausse-trappes et d'embûches. L'horizon tout à coup s'obscurcit. C'est alors qu'il faut changer de rêve.

  • Peut-être nous faut-il aussi, dans la vraie vie, laisser un espace pour les rêves ; les autoriser à exister, d'une certaine manière.

  • Mais il existe, j'en suis sûre.

  • Le rêve est une maison sans portes ni fenêtres où le soleil peut demeurer à volonté

  • Merci beaucoup pour cette belle phrase.

  • Cette citation de William Faulkner me parle vraiment et je te remercie, Marie, de l'avoir mise en exergue. Tes billets m'apportent énormément, tout comme les commentaires qui les enrichissent. Merci beaucoup !
    Gros bisous et beau dimanche à toi.

  • Comme c'est gentil ! Merci à toi.

  • Le premier paragraphe est délicieux, mais pour Faulkner, j'avoue que je ne comprends pas grand chose à ses circonvolutions de pensée...

  • Faulkner est un immense écrivain dont la pensée me touche toujours car elle me semble au contraire très claire : dans Sartoris, il évoque certains personnages qui, dès leur plus jeune âge, ont cessé de rêver.

  • C'est surtout la sagesse de Faulkner ! Je tente de m'en approcher.

  • Il fait toujours bon se promener. Ici matinée ensoleillé et après midi grisou.
    Quand à Faulkner il y a très longtemps. Je note.
    Bises.

  • J'ai bien souvent relu Faulkner et, avec l'âge, je m'en sens de plus en plus proche.

  • Magie des mots : je ne peux pas entendre ou lire ce nom de Garlaban sans me retrouver illico plongée dans les délices de la lecture de Pagnol. Comme si j'avais encore 11 ans...
    Bon dimanche, Marie.

  • Je comprends tout à faire. Quand je marche et que je le vois, je suis émue, mais vraiment très fort.

  • Bon dimanche Bonheur du Jour
    "Les flammes sont faites de syllabes de rêve" Dominique Imbert
    Amitiés du Berry

  • Un grand merci pour cette magnifique citation.

  • Faulkner est un grand maître !

  • Merci ! Je mesure ma chance d'habiter une belle région et de pouvoir profiter d'aller marcher dans la nature.

  • Bonjour Bonheur du Jour ! Merci pour votre passage dans mon blog. Ça fait toujours plaisir de voir qu'il y a encore des dames qui s'intéressent à la mercerie ancienne, les vieilles dentelles, bobines, breloques, rubans et autres merveilles qui serviront à leur ouvrage, chinés dans les magasins de Monsieur Haussmann sur les grands boulevards, comme dans le roman d'Emile Zola "Au Bonheur des Dames", ou farfouillés dans nos provinces dans les brocantes des couturières.
    Pour ce qui est du riche vocabulaire de notre belle langue française, ma préférence va à Maupassant, facile à lire et qui ne se posait pas trop de questions existentielles, allant directement "au but". De nos jours, je me délecte à la lecture de Devos, Audiard et Geluck, dont la verve m'enchante, à l'heure où les réseaux sociaux ont ôté aux individus le goût de l'écriture et de l'échange constructif dans la bonne humeur, et parfois dans l'humour.
    L'humour est mon moteur, je pense que l'on peut rire de tout et dans la société d'aujourd'hui (il suffit d'allumer la télévision et surtout le journal télévisé), ceux qui ont de l'humour s'en sortiront mieux que les autres. L'humour sauve, quelles que soient les situations (guerres, virus, injustices, racisme, inégalités) et permet d'avoir une vie vivable.
    Pour le rêve, le dernier que j'ai fait est le suivant : j'ai rêvé que j'achetais, en vide-grenier, la carlingue d'un OVNI. Cela a beaucoup fait rire mon compagnon, qui m'a précisé : "Ça, c'est à force d'écrire dans ton blog que tu voyages avec ta machine à voyager au XIXème siècle, à particules accélérées, pour faire marrer les autres". Je pense qu'il a raison, mais je ne changerai pour rien au monde ma façon d'appréhender les choses, ma capacité à analyser sereinement les événements qui nous entourent et à dédramatiser toutes situations dans un souci d'apaisement en direction de mes proches, enfants, voisins, amis, et aminautes, qui attendent plus de distractions et de rigolade que de lamentations (comme on en voit bien souvent dans les blogs), surtout dans la période actuelle.
    Bravo pour vos belles écritures, c'est de plus en plus rare...............................................................
    Très cordialement.

  • J'ai lu queqlque part quelque chose comme "Tout ce qui existe a d'aobrd était rêvé". Il parrait que même les animaux ont des rêves.

  • Magnifique citation, j'aime énormément.
    Un auteur qui me plaît beaucoup.
    Merci pour le partage, Marie.
    Passez une douce journée.

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