Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

sainte baume

  • Ce qu'on peut choisir : l'espérance.

    Au milieu du jour, c’est bientôt l’heure de prendre la route pour la dernière après-midi tricot-couture-broderie-thé-gâteau de l’année. Entre la cuisine et la voiture, il y a peu à se déplacer, mais il faut quand même interrompre l’écoute de l’émission de Denisa Kerschova, Allegretto. Au moment où on rallume la radio, on tombe sur le dernier mouvement du concerto n°5 de Beethoven. Comme on l’aime, ce concerto ! On met plus fort.
    Quand le morceau se termine, l’émission aussi. On se gare un instant sur un parking qui se trouve heureusement placé pour aller chercher dans la boîte à cd le même concerto. On choisit la version d'Emil Gilels.
    On reprend la route. Premier mouvement. On roule doucement et tranquillement en prenant les chemins de traverse qui sinuent au milieu des vignes aux bois roses dans le froid de décembre. Deuxième mouvement. A gauche, la mer qui, pour mieux s’envelopper dans les nuages, a pris leur teinte grise. A droite, la Sainte Baume dont on connait bien les arbres amis des pas, est comme un amer dans le ciel. Troisième mouvement. Beethoven et son pianiste éternel s’avancent d’amble, parfois vite, parfois lentement, mais toujours inspirants et debout. Qu’il est bon de respirer et de vivre, dit sans doute la musique.
    Comme il est doux de choisir l’espérance sur les chemins caillouteux.

  • Avec Denisa.

    Puisqu’on doit faire un bon trajet en voiture, partir plus tôt et rouler modérément pour pouvoir écouter Avanti, dès 6H du matin.
    Longer tout d’abord la plage dorée et, parce que la mer est si belle et parce que le thème de l’émission, c’est l’eau, stopper la voiture, la garer, et, vite fait bien fait, aller se trempouiller les pieds. Les doigts de pied sont tout ravis : ils s’agitent comme des petites crevettes.
    Reprendre la route au moment où Denisa parle de Scarrrrlati et s’amuser à parler en roulant des rrr. Avec Sibelius qu’on aime tant, partir en Karélie. C’est là-haut, tout au nord. Ce matin, on va vers le nord aussi, mais on restera dans ce Sud admirable où le Soleil et le Vent règnent tour à tour.
    La route avalée change le paysage : on a tourné le dos à la mer et on se dirige vers la montagne : le Garlaban s’annonce ; on le laissera à gauche pour aller vers la Ste Baume. C’est beau tout ça. La pierre blanche calcaire qui affleure, la végétation encore bien verte en ce début de juin, les genêts, les pins. Quel temps fait-il en Karélie ce matin ? Fait-il aussi beau ? Peut-on y voir de grands champs de blé et de coquelicots, et des vignes vert printemps si belles dans le soleil rasant du matin ?
    On s’enfonce dans les bois en écoutant Fernandel dire un poème charmant sur l’eau de la rivière. On se promet de le retrouver et de le recopier pour l’apprendre par cœur. Après, c’est Debussy, Bizet, Chopin, Donizetti, mais on ne saura pas la bonne réponse au kezako.
    Merci Denisa.