Dans le ciel de la fin de la nuit, la lune brille intensément. Tout près d’elle, des nuages. Ils l’entourent. C’est certain qu’ils trouvent là une lumière comme celle du jour dont ils se languissent maintenant qu’elle ne va plus tarder.
Comment dire ce qu’on croit ? Qu’au fil du temps la nuit est plus courte. Pas seulement à cause de la belle saison que le printemps va prochainement s’affairer de préparer mais parce que si on vit comme il se doit, c’est-à-dire en suivant son propre pas, on n’a plus de nuit, sauf si on persiste à la porter en soi-même par peur de lui tourner le dos.
Soyons comme ces nuages blancs, tout près de la lumière. On vous dira : mais c’est la nuit ! mais on a mal ! mais on est seul ! On répondra : mais ces nuages, là, ne l’ont-ils pas trouvée, la lumière, dans cette immensité du ciel, cette nuit ? Nous-même, dans l’immensité de notre moi, nous les avons, ces traces claires. Cherchons-les.
Bonheur du jour - Page 262
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Les traces de lumière.
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Le repas du midi et après.
Plusieurs autour de la table.
Les plats vont et viennent.
Malgré le travail et ses contraintes d’horaires, on prend le temps de se poser.
On parle tranquillement de tout et de rien.
On n’oublie pas de rappeler les couleurs du ciel le matin même à l’aube et de donner des nouvelles des dernières plantations.
Après le café et le départ des uns et des autres, il faut ranger et c’est ce merveilleux moment du début de l’après-midi, quand tout est calme et qu’il est l’heure de monter dans le bureau pour écrire.
On écrit quelques lettres ou mails et quelques pages, d’abord à la main.