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Pages du ciel - Page 4

  • Les pages du ciel

    En allant poster le courrier à la Poste de Tamaris, on est bousculé par le vent et ébloui par le soleil. Il faut mettre la main en visière pour regarder le ciel. Pas un nuage : les mouettes ont toute la place pour jouer. Elles poussent des cris de joie en allant et venant. Quel est leur jeu ? Tracer la plus belle courbe ? Aller le plus haut possible ? Simuler un plongeon vertigineux qui se termine en rasant l’eau tremblotante de froid ? Fendre l'air sans dévier de sa trajectoire ?

  • Passer d’un ciel à l’autre.

    Passer d’un ciel à l’autre : du ciel de l’instant présent, celui qui nous enchante depuis plusieurs décennies maintenant ; à celui-là qui inspire tous les autres.
    On le reconnaît d’emblée car il est unique par la forme de ses nuages au-dessus des montagnes et par les teintes anthracites qui signalent l’avancée du jour.
    Ici aussi, mer et ciel se mêlent : c’est un même monde.
    On sait comment cela sera : le matin gris ; l’émergence de nappes ensoleillées ; le bourgeonnement des nuages aussi joufflus que les vagues en rouleaux ; l’étirement du ciel qui se fatigue puisque le jour s’avance et que bientôt il fera nuit noire, non, nuit Bleu de Prusse.
    Et on notera dans le petit carnet des pages et des pages de ciel, sans oublier l’horizon. Ici, on a toujours aimé regarder le lointain.