Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LIRE / Livres du matin, du sac à main, du soir - Page 37

  • Les sons du silence de la nuit.

    On l’a senti surtout car le remarquer était encore ténu : la nuit a été plus courte que la précédente. On a pris le chemin de l’été. C’est pourquoi il était bon de profiter de cette nuit en se promenant dans le si beau livre de Trinh Xuan Thuan, Une nuit.
    Il y dit que les sens sont plus en éveil la nuit, et tout particulièrement l’ouïe, car la nuit « amplifie les sons et les résonnances ». Il cite Thoreau que maintenant tout le monde connait, en évoquant les sons du silence : « Le son est presque pareil au silence : c’est, à la surface du silence, une bulle qui crève aussitôt. »
    Alors, au cœur de la nuit après un jour gris, écouter les sons du silence de la maison est un amusement quasi enfantin, et très apaisant :
    Le plancher a craqué tout légèrement.
    Un chat a descendu l’escalier.
    Une voiture est passée sur le chemin.
    Un voisin a traversé la cour pour aller promener son chien. Il reviendra tout à l’heure.
    Le réveil fait tic-tac discrètement.
    Un bateau est passé dans la rade.
    On est bien sûr d’avoir entendu les nuages filer vers l’est afin d’être aux premières loges de l’aube.

  • Qui a Rondeurs des jours ?

    Parmi tout ce qu’on pourrait glaner de citations dans le livre de Gilles Vernet, Tout s’accélère, on choisit de relever celle de Giono, extraite de Rondeurs des jours. Quand on la rencontre, cette citation, on se réjouit car on aime Giono. On aime beaucoup Giono. Le lire est un plaisir et partager sa lecture en est un aussi.
    La voici :

    « Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. Ils n’ont pas la forme longue, de celle des choses qui vont vers un but: la flèche, la route, la course de l’homme. Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques : le soleil, le monde, Dieu. La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but, c’est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et qu’à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons. »

    C’est le début, si on se souvient bien, de Rondeurs des jours. On veut alors reprendre le volume dans la bibliothèque ; on suit tous les titres de Giono du bout de l’index mais, brutalement, on passe à Giraudoux. De Rondeurs des jours, point ! C’est la stupéfaction… Mais où ce livre est-il donc passé ? Que celui ou celle qui l’a emprunté se signale. Merci ! Entre temps, on a eu le plaisir de le commander à la Librairie Charlemagne. Mais quand même….