Entourée de plusieurs lecteurs et lectrices, j’ai répondu à toutes les questions qu’on m’a posées à propos de mes livres, Journal d’une seconde vie , Avec la vieille dame, Nous, Aussitôt que la vie et Ma vie était un fusil chargé. C’était vraiment chouette de voir mes livres posés sur la table ou sur des genoux, d’écouter celles qui se sont exprimées en lisant les notes qu’elles ont prises au fur et à mesure de leur lecture.
Les échanges ont été très riches et pleins d’empathie.
Echanger avec ses lecteurs, c’est vraiment une grande chance. J’ai reçu beaucoup de compliments, ce qui m’a fait chaud au cœur.
C’est important pour moi de les entendre dire ce qu’ils ont aimé, de les écouter poser des questions, de donner leur opinion sur un thème particulier (nous avons longuement parlé du pardon, thème qui est abordé dans Ma vie était un fusil chargé), ou de ne rien dire mais seulement écouter et regarder. Le fait qu’aucune des personnes présentes n’ait été indifférente à ce que j’ai écrit m’a fait du bien et j’ai aimé que les uns ou les autres parlent aussi d’eux-mêmes.
Que ce soit dans l’écriture ou dans la vie de tous les jours, l’attention à l’autre est une priorité pour moi : quand j’écris, je me demande aussi si mes mots pourront être non seulement compris mais partagés ; quand je marche dans la rue, je souris à ceux que je croise. C’est la même démarche.
Merci donc à ces personnes rencontrées samedi matin pour l’intérêt porté à mon travail, avec une mention spéciale pour l’organisatrice de ce café lecture, Christine, la bibliothécaire de la médiathèque du Clos Saint Louis, qui est aux petits soins pour ses lecteurs et lectrices, ainsi qu’à son collègue Lionel.
Bonheur du jour - Page 17
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A la médiathèque du Clos Saint Louis.
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Butin de la balade.
Aller vers la plage en montant la colline afin d’apercevoir de son sommet cette vue incomparable entre les pins maritimes sur la mer lumière où flottent des bateaux tranquilles.
En descendant, constater que, oui, les mimosas qu’on connaît bien sont tout en fleurs.
Aller saluer une amie presque centenaire qui continue d’offrir généreusement au monde un visage clair et souriant.
Dans un jardin ami, après une bonne tasse de café, cueillir des citrons et du laurier.
Remonter par le chemin du Manteau au bout duquel des mimosas tendent leurs premières branches aux premiers passants gourmands de leur beauté.
A la maison, près du thym et du romarin ramenés avant-hier de la colline et qui sèchent sur la table, poser les citrons, le laurier et le mimosa qui sera mis dans le vase bleu qui leur est dédié chaque année.
Garder dans le creux des paumes la lumière et les sourires du jour.